Salle 113 - Le blog

16 mai 2018

Entraînement : les expansions du nom

Entraînement numérique, cliquez sur la bonne réponse




Posté par Salle 113 - blog à 13:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,


Les expansions du nom - nature et fonction

Les expansions du nom

 

Les expansions du nom servent à donner des informations sur un nom commun. Elle font généralement partie du groupe nominal (pas forcément sujet).

Elles peuvent être de trois natures :

- Adjectifs qualificatifs

- Groupe prépositionnel

- Proposition subordonnée relative

 

Selon leur nature, les expansions du nom peuvent avoir des fonctions diverses :

- Adjectifs qualificatifs

Ils peuvent être épithète liée. Ils sont alors placé juste avant ou juste après le nom qualifié.

Ils peuvent être épithète détachée. Ils sont alors éloigné du nom qualifié par une signe de ponctuation majoritairement.

Ils peuvent être attribut du sujet. Ils sont détaché du nom qualifié par un verbe d'état.

Rappel !

La liste des verbes d'état : être, paraître, sembler, demeurer, rester, avoir l'air, passer pour...

Exemple : Le grand bol de café, rouge, est cassé.

- grand : adjectif qualificatif épithète liée du nom "bol"

- rouge : adjectif qualificatif épithète détachée du nom "bol"

- cassé : adjectif qualificatif attribut du sujet "bol"

 

- Groupe prépositionnel - fonction : complément du nom

Il est généralement placé à côté du nom sur lequel il donne une information, une précision. Il est introduit par une préposition.

 

Rappel  !

La liste des prépositions : à, dans, par, pour, en, vers, avec, de, sans, sous.

Un moyen mnémotechnique pour retenir cette liste : Adam part pour Anvers avec deux cents sous.

 

Exemple : Le grand bol de café sur la table de la cuisine est vide.

- de café : groupe prépositionnel, complément du nom "bol"

- sur la table : groupe prépositionnel, complément du nom "bol"

- de la cuisine : groupe prépositionnel, complément du nom "table"

 

- Une proposition subordonnée relative  - fonction : complément du nom

(cf. vidéo).

Exemple : Le grand bol de café qui est resté sur la table de la cuisine n'a pas été rangé.

- qui est resté sur la table de la cuisine : proposition subordonnée relative, complément du nom "bol".

Bonus expertise : Dans la proposition subordonnée relative il peut y avoir des groupes prépositionnels complément du nom ou des adjectifs. Ainsi, le groupe prépositionnel " de la cuisine" est complément du nom "table" même s'il est inséré dans la proposition subordonnée relative elle-même complément du nom "bol".

Posté par Salle 113 - blog à 13:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

15 mai 2018

Correction du DNB blanc n°2 - La rédaction : sujet d'argumentation

Raconter ses blessures de l’enfance permet-il de les guérir ?

 

Se raconter c’est délivrer une partie de soi à un autre, à autrui. C’est lui raconter une partie de vie, une expérience, un savoir acquis au grès de pratiques personnelles. Or, l’être humain se construit tant par ses moments de joie que par ses moments de peine et ce sont parfois les douleurs qu’il a ressentie qui forgent son caractère et sa façon de percevoir le monde et les autres. Aussi, la blessure semble aussi nécessaire dans la construction de l’individu que tous les autres sentiments éprouvés. Pourtant, certaines blessures, surtout celles de l’enfance, peuvent être traumatiques et modeler l’adulte en devenir de façon irrémédiable. Sans aller jusqu’aux témoignages des enfants soldats ou des enfants sauvages l’Homme s’empare parfois de la littérature afin de transmettre à ses semblables les éléments qui ont construit son enfance pour tenter de comprendre la personne qu’il est devenu et pourquoi pas d’en guérir. Aussi, la question est simple : le fait de raconter ses blessures de l’enfance permet-il vraiment d’en guérir ?

Le fait de raconter les blessures de l’enfance semble permettre de se comprendre, cela permet également de donner l’opportunité à autrui de porter un regard neutre, bienveillant ou hostile sur le fait vécu. Pourtant, se soigner des blessures de l’enfance reste une entreprise de longue haleine.

         Chaque Homme a connu dans son enfance des blessures qui lui ont permis de se construire. Certains, en choisissant d’écrire une autobiographie, livrent leurs secrets les plus intimes afin de partager leurs expériences avec un public lecteur (qui peut être voyeur, juge ou confident). Par ce biais, l’auteur (qui est aussi le narrateur et le personnage) parvient à poser une distance nécessaire entre les faits vécus et les émotions ressenties alors et la résonnance du fait sur la vie future. C’est le temps qui devient alors le facteur premier de la compréhension. Romain Gary a fait le choix de rendre public un souvenir d’enfance traumatisant et la distance entre l’enfant et l’adulte apparaît dans l’ironie présente tout au long du texte. L’événement le plus marquant de La Promesse de l’Aube demeure sans doute la rencontre avec la jeune et cruelle Valentine pour qui l’auteur réalisa ce qu’il nommera, avec son regard d’adulte complaisant : des « prouesses ». Après avoir avalé des escargots, de la terre et finalement une chaussure, l’auteur revient, quelques trente années plus tard sur ce qu’il perçoit comme un exploit mais aussi comme une cruelle blessure dont il mettra du temps à se remettre. Evidemment, il est nécessaire de nuancer cette blessure dans le sens où elle n’est pas aussi traumatique qu’un viol ou qu’une violence. Néanmoins, si l’auteur éprouve le besoin de le raconter c’est qu’il considère cet événement comme fondateur dans son parcours.

Or, du fait de se raconter, l’auteur donne l’opportunité au lecteur de porter un regard sur son histoire. Il peut non seulement permettre de mieux comprendre une série d’action ou un choix particulier. C’est d’ailleurs pour cela que la première autobiographie est née sous la plume de Jean-Jacques de Rousseau. Afin d’expliquer autant ses œuvres philosophiques comme Le Contrat social ou l’Emile ou de l’éducation que ses actions de vie moins glorieuses (l’abandon de trois enfants) le philosophe du XVIIIe siècle rédige ses Confessions. Il se présente devant le lecteur comme il se présenterait devant Dieu en avouant : « Je forme une entreprise qui n’eût jamais d’exemple […] » et en reprenant les codes religieux de la confession religieuse.  Le lecteur devient alors le garant de l’esprit de l’auteur et ce dernier se livre sur ses actions, des plus positives aux plus négatives, en incluant également les moments de honte. Il raconte alors l’épisode des peignes cassés et avoue avoir ressenti lors de sa punition (une fessée) un sentiment nouveau, une pulsion qui le poussait à apprécier l’instant de la sanction. En lisant cela, le lecteur peut, à l’aide de son esprit critique, fustiger ou pardonner l’auteur de son acte.

 

III. Se soigner des blessures de l’enfance reste une entreprise de longue haleine

Posté par Salle 113 - blog à 17:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Correction du DNB blanc n°2 - La rédaction : sujet d'invention

Je m’apprêtais à vivre à vivre une expérience qui allait changer ma perception de l’amour à tout jamais. Un après-midi de printemps, alors que Valentine s’apprêtait à quitter le parc dans lequel nous avions joué depuis le matin, je tentais une approche que je pourrais qualifier, aujourd’hui, avec le recul, de non-conventionnelle. Connaissant l’amour de Valentine pour les défis et sa soif de pouvoir (que je percevais à peine), je commençais par me mettre à ses genoux, à littéralement me traîner sur le sol, à ses pieds, rampant comme un vers sous les yeux éberlués de ma chère aimée. Trouvant là que ma prouesse n’était pas aussi chevaleresque qu’elle l’était dans ma pensée, je me roulais là, sur la terre battue, cherchant à me couvrir de boue et à lui montrer ma soumission absolue et éternelle. Evidemment, et j’aurais dû m’en douter, Valentine ne vit rien d’extraordinaire dans ce geste désespéré…et désespérant. Mais je ne m’avouais pas vaincu, j’entamais, là, sur le sol, à même les graviers, une danse terrestre, m’écorchant coudes et genoux en plusieurs endroits. Son regard, stupéfait d’abord commençait à se transformait. Un sourire s’ébauchait sur ses lèvres et je parvins à la faire rire. J’avais fait rire Valentine, je l’avais faite rire ! Moi ! Pas Janek, Moi ! et tout seul. Au seul prix de mes articulations et de mon pantalon. C’était peu cher payé. Mais son rire…celui-ci cessa rapidement d’être bon-enfant. Ses yeux avaient changé, son regard s’était durci. « Janek ne se tortille pas ! »

C’était tombé, une sentence qui m’achevait, irrévocable. Janek revenait dans la course. Elle me torturait. Je me relevais, péniblement, doucement, tristement devant elle, devant celle que j’aimais et le regard tourné vers mes pieds, ne souhaitant plus la voir, ne souhaitant plus la regarder, je m’éloignais. Mais j’entendis, là, comme sorti des ténèbres, mon prénom, prononcé par ma douce…qui semblait le redevenir d’ailleurs. « Mais, tu saignes ? » Oui, de partout, je me répandais, troué de toute part, abîmé et meurtri. Je ne l’avais pas remarqué avant qu’elle me le dise et, face à mon propre sang je ne tournais pas de l’œil, résistant péniblement à l’envie que j’avais de m’effondrer là, de retour sur le sol, inanimé, gisant dans les flots. Elle s’approcha de moi et me demanda si j’avais mal, si je souffrais terriblement ou atrocement. Je choisis, au hasard la deuxième réponse et elle me demanda de confirmer que c’était là bien ce que je ressentais. Je le jurais, voulant à tout prix plaire à ma bien-aimée, à celle que j’aimerais pour toujours, d’autant plus depuis qu’elle avait prononcé mon prénom. Oh ma douce, ma toute douce.

« Janek aurait dit qu’il avait terriblement mal ». Mon sang ne fit qu’un tour et je m’effondrais sur le sol, cette fois-ci pour de bon. J’y restais des heures durant, si longtemps que, quand ma mère me récupéra, il faisait déjà nuit depuis longtemps. Valentine était partie évidemment, sans doute était-elle partie rejoindre ce Janek qu’elle aimait tant, qui avait la bonne réponse. Je n’ai jamais revu Valentine ni l’autre.

 

 

 

 

Posté par Salle 113 - blog à 15:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

04 avril 2018

Cyrano de Bergerac - Acte III, scène 7.

Scène VII

ROXANE, CHRISTIAN, CYRANO, d’abord caché sous le balcon.

 

 

Roxane, entrouvrant sa fenêtre.


Qui donc m’appelle ?

 

Christian.


Moi.

 

Roxane.


Qui, moi ?

 

Christian.


Christian.

 

Roxane, avec dédain.


C’est vous ?

 

Christian.


Je voudrais vous parler.

 

Cyrano, sous le balcon, à Christian.

Bien. Bien. Presque à voix basse.

 

Roxane.

Non ! Vous parlez trop mal. Allez-vous-en !

 

Christian.

De grâce !…

Roxane.


Non ! Vous ne m’aimez plus !

 

Christian, à qui Cyrano souffle ses mots.


M’accuser, — justes dieux ! —
De n’aimer plus… quand… j’aime plus !

 

Roxane, qui allait refermer sa fenêtre, s’arrêtant.

 

Tiens, mais c’est mieux !

 

Christian, même jeu.

L’amour grandit bercé dans mon âme inquiète…
Que ce… cruel marmot prit pour… barcelonnette !

 

 

Roxane, s’avançant sur le balcon.

C’est mieux ! — Mais, puisqu’il est cruel, vous fûtes sot
De ne pas, cet amour, l’étouffer au berceau !

 

Christian, même jeu.


Aussi l’ai-je tenté, mais tentative nulle
Ce… nouveau-né, Madame, est un petit… Hercule.

 

Roxane.

C’est mieux !

 

Christian, même jeu.

 

De sorte qu’il… strangula comme rien…
Les deux serpents… Orgueil et… Doute.

 

Roxane, s’accoudant au balcon.

Ah ! c’est très bien.

— Mais pourquoi parlez-vous de façon peu hâtive ?
Auriez-vous donc la goutte à l’imaginative ?

 

Cyrano, tirant Christian sous le balcon et se glissant à sa place.


Chut ! Cela devient trop difficile !…

 

Roxane.

Aujourd’hui…
Vos mots sont hésitants. Pourquoi ?

 

Cyrano, parlant à mi-voix, comme Christian.


C’est qu’il fait nuit,
Dans cette ombre, à tâtons, ils cherchent votre oreille.

 

Roxane.


Les miens n’éprouvent pas difficulté pareille.

 

Cyrano.

 

Ils trouvent tout de suite ? Oh ! cela va de soi,
Puisque c’est dans mon cœur, eux, que je les reçois ;
Or, moi, j’ai le cœur grand, vous, l’oreille petite.
D’ailleurs vos mots à vous descendent : ils vont plus vite,
Les miens montent, Madame : il leur faut plus de temps !

Roxane.

Mais ils montent bien mieux depuis quelques instants.

 

Cyrano.

De cette gymnastique, ils ont pris l’habitude !

 

Roxane.

Je vous parle en effet d’une vraie altitude !

 

Cyrano.

Certes, et vous me tueriez si de cette hauteur
Vous me laissiez tomber un mot dur sur le cœur !

 

Roxane, avec un mouvement.

Je descends !

 

Cyrano, vivement.

Non !

 

Roxane, lui montrant le banc qui est sous le balcon.

Grimpez sur le banc, alors, vite !

 

Cyrano, reculant avec effroi dans la nuit.

Non !

 

Roxane.

Comment… non ?

 

Cyrano, que l’émotion gagne de plus en plus.


Laissez un peu que l’on profite…
De cette occasion qui s’offre… de pouvoir
Se parler doucement, sans se voir.

 

Roxane.

Sans se voir ?

 

Cyrano.


Mais oui, c’est adorable. On se devine à peine.
Vous voyez la noirceur d’un long manteau qui traîne,
J’aperçois la blancheur d’une robe d’été :
Moi je ne suis qu’une ombre, et vous qu’une clarté !
Vous ignorez pour moi ce que sont ces minutes !
Si quelquefois je fus éloquent…

 

Roxane.

Vous le fûtes !

 

Cyrano.

Mon langage jamais jusqu’ici n’est sorti
De mon vrai cœur.

Roxane.

Pourquoi ?

 

Cyrano.

Parce que… jusqu’ici
Je parlais à travers…

 

Roxane.

Quoi ?

 

Cyrano.

…le vertige où tremble
Quiconque est sous vos yeux !… Mais ce soir, il me semble…
Que je vais vous parler pour la première fois !

 

Roxane.

C’est vrai que vous avez une toute autre voix.

 

Cyrano, se rapprochant avec fièvre.

 

Oui, tout autre, car dans la nuit qui me protège
J’ose être enfin moi-même, et j’ose…

(Il s’arrête et, avec égarement.)

Où en étais-je ?
Je ne sais… tout ceci, — pardonnez mon émoi, —
C’est si délicieux… c’est si nouveau pour moi !

 

Roxane.

Si nouveau ?

 

Cyrano, bouleversé, et essayant toujours de rattraper ses mots.


Si nouveau… mais oui… d’être sincère :
La peur d’être raillé, toujours au cœur me serre…

 

Roxane.

Raillé de quoi ?

 

Cyrano.

Mais de… d’un élan !… Oui, mon cœur
Toujours, de mon esprit s’habille, par pudeur :
Je pars pour décrocher l’étoile, et je m’arrête
Par peur du ridicule, à cueillir la fleurette !

 

Roxane.

La fleurette a du bon.

 

Cyrano.

Ce soir, dédaignons-la !

 

Roxane.

Vous ne m’aviez jamais parlé comme cela !

 

Cyrano.

Ah ! si, loin des carquois, des torches et des flèches,
On se sauvait un peu vers des choses… plus fraîches !
Au lieu de boire goutte à goutte, en un mignon
Dé à coudre d’or fin, l’eau fade du Lignon,
Si l’on tentait de voir comment l’âme s’abreuve
En buvant largement à même le grand fleuve !

 

Roxane.

Mais l’esprit ?…

 

Cyrano.

J’en ai fait pour vous faire rester
D’abord, mais maintenant ce serait insulter
Cette nuit, ces parfums, cette heure, la Nature,
Que de parler comme un billet doux de Voiture !
— Laissons, d’un seul regard de ses astres, le ciel
Nous désarmer de tout notre artificiel :
Je crains tant que parmi notre alchimie exquise
Le vrai du sentiment ne se volatilise,
Que l’âme ne se vide à ces passe-temps vains,
Et que le fin du fin ne soit la fin des fins !

 

 

Roxane.

Mais l’esprit ?…

 

Cyrano.

Je le hais, dans l’amour ! C’est un crime
Lorsqu’on aime de trop prolonger cette escrime !
Le moment vient d’ailleurs inévitablement,
— Et je plains ceux pour qui ne vient pas ce moment ! —
Où nous sentons qu’en nous une amour noble existe
Que chaque joli mot que nous disons rend triste !

 

Roxane.

Eh bien ! si ce moment est venu pour nous deux,
Quels mots me direz-vous ?

 

Cyrano.

Tous ceux, tous ceux, tous ceux
Qui me viendront, je vais vous les jeter, en touffe,
Sans les mettre en bouquets : je vous aime, j’étouffe,
Je t’aime, je suis fou, je n’en peux plus, c’est trop ;
Ton nom est dans mon cœur comme dans un grelot,
Et comme tout le temps, Roxane, je frissonne,
Tout le temps, le grelot s’agite, et le nom sonne !
De toi, je me souviens de tout, j’ai tout aimé :
Je sais que l’an dernier, un jour, le douze mai,
Pour sortir le matin tu changeas de coiffure !
J’ai tellement pris pour clarté ta chevelure
Que, comme lorsqu’on a trop fixé le soleil,
On voit sur toute chose ensuite un rond vermeil,
Sur tout, quand j’ai quitté les feux dont tu m’inondes,
Mon regard ébloui pose des taches blondes !

 

Roxane, d’une voix troublée.

Oui, c’est bien de l’amour…

 

Cyrano.

Certes, ce sentiment
Qui m’envahit, terrible et jaloux, c’est vraiment
De l’amour, il en a toute la fureur triste !
De l’amour, — et pourtant il n’est pas égoïste !
Ah ! que pour ton bonheur je donnerais le mien,
Quand même tu devrais n’en savoir jamais rien,
S’il ne pouvait, parfois, que de loin, j’entendisse
Rire un peu le bonheur né de mon sacrifice !
— Chaque regard de toi suscite une vertu
Nouvelle, une vaillance en moi ! Commences-tu
À comprendre, à présent ? voyons, te rends-tu compte ?
Sens-tu mon âme, un peu, dans cette ombre, qui monte ?…
Oh ! mais vraiment, ce soir, c’est trop beau, c’est trop doux !
Je vous dis tout cela, vous m’écoutez, moi, vous !
C’est trop ! Dans mon espoir même le moins modeste,
Je n’ai jamais espéré tant ! Il ne me reste

Qu’à mourir maintenant ! C’est à cause des mots
Que je dis qu’elle tremble entre les bleus rameaux !
Car vous tremblez, comme une feuille entre les feuilles !
Car tu trembles ! car j’ai senti, que tu le veuilles
Ou non, le tremblement adoré de ta main
Descendre tout le long des branches du jasmin !

(Il baise éperdument l’extrémité d’une branche pendante.)

 

 

Roxane.

Oui, je tremble, et je pleure, et je t’aime, et suis tienne !
Et tu m’as enivrée !

 

Cyrano.

Alors, que la mort vienne !
Cette ivresse, c’est moi, moi, qui l’ai su causer !
Je ne demande plus qu’une chose…

 

Christian, sous le balcon.

Un baiser !

 

Roxane, se rejetant en arrière.

Hein ?

 

Cyrano.

Oh !

 

Roxane.

Vous demandez ?

 

Cyrano.

Oui… je…

(À Christian bas.)

Tu vas trop vite.

 

Christian.

Puisqu’elle est si troublée, il faut que j’en profite !

 

Cyrano, à Roxane.

Oui, je… j’ai demandé, c’est vrai… mais justes cieux !
Je comprends que je fus bien trop audacieux.

 

Roxane, un peu déçue.

Vous n’insistez pas plus que cela ?

Cyrano.

Si ! j’insiste…
Sans insister !… Oui, oui ! votre pudeur s’attriste !
Eh bien ! mais, ce baiser… ne me l’accordez pas !

 

Christian, à Cyrano, le tirant par son manteau.

Pourquoi ?

 

Cyrano.

Tais-toi, Christian !

 

Roxane, se penchant.

Que dites-vous tout bas ?

 

Cyrano.

Mais d’être allé trop loin, moi-même je me gronde ;
Je me disais : tais-toi, Christian !…

(Les théorbes se mettent à jouer.)

Une seconde !…
On vient !

(Roxane referme la fenêtre. Cyrano écoute les théorbes, dont un joue un air folâtre et l’autre un air lugubre.)

Air triste ? Air gai ?… Quel est donc leur dessein ?
Est-ce un homme ? une femme ? — Ah ! c’est un capucin !

 

 

(Entre un capucin qui va de maison en maison, une lanterne à la main, regardant les portes.)

 

 

Posté par Salle 113 - blog à 14:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


La nouvelle réaliste

L'histoire à écrire :

Un personnage mystérieux, dans le bourg d'une ville, un jour d'éclipse. Une ambiance ordinaire. Mariage forcé`. L'un des deux époux se suicide, l'autre part en prison.

Posté par Salle 113 - blog à 14:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Compte à rebours : date du brevet

Posté par Salle 113 - blog à 09:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

22 mars 2018

Paragraphe argumenté - Peut-on tout dire de soi ?

 

PEUT-ON TOUT DIRE DE SOI ?

 

            Raconter une expérience vécue fait partie du processus de construction sociale élémentaire. Les Hommes entre eux communiquent, s’affirment et ont recours à la narration du vécu pour mettre en avant une pensée ou un savoir. Aussi, l’expérience et le récit de cette expérience semblent être un gage de savoir et une assurance argumentative. Pourtant, en se racontant, l’Homme peut-être soupçonné de déformer le réel, soit en l’améliorant (en omettant de communiquer certains détails pénibles ou jugés anodins), soit en le dégradant, en l’avilissant (cherchant alors la compassion ou la pitié). Dans tout récit de vie, un pacte semble se nouer entre l’émetteur et le récepteur : ce pacte repose sur le fait que le message énoncé doit être honnête et vrai. Sans cela, l’atout argumentatif de l’expérience vécue ne peut subsister et le narrateur devient affabulateur. Si cela est vrai pour l’anecdote que l’on se raconte entre amis ou avec des connaissances, cela devient d’autant plus vrai quand nous nous intéressons aux personnes qui ont choisi de livrer leur expérience de vie au public, qui ont fait le choix d’exposer leur vie aux yeux du monde (que ce soit dans l’autobiographie, le journal intime édité ou les mémoires). De même que l’anecdote à visée argumentaire ne supporterait pas la suspicion du mensonge, le récit de vie ne résisterait pas aux accusations s’il n’était qu’un vil simulacre. Quand ils racontent leurs vies, les artistes (autobiographes, autoportraitistes) s’engagent à dire la vérité. Pourtant, dire ce qui est vrai est avant tout un exercice de mémoire, c’est se contraindre au souvenir. La question se pose alors : peut-on tout dire de soi ? Si le problème de l’altération de la mémoire est celui que nous avons soulevé en premier, il n’est pas le seul puisque l’Homme est réputé pour garder une part de mystère, cultiver un jardin secret. Comment concilier alors l’envie de raconter, le fait humain de n’en être pas capable et la volonté de préserver quelques pensées secrètes ?

            Pourquoi vouloir se raconter ? Dans notre société, où l’image dirige l’homme, le récit de vie semble être un écho bruyant à ces projections multiples, idéales et silencieuses. Se raconter, c’est faire sonner une âme sous un corps : la faire réagir. Raconter sa vie serait alors un moyen d’affirmer la pensée enfermée sous son enveloppe de chair si plébiscitée et si marchande. L’expérience personnelle viendrait repositionner l’individu comme être pensant puisque doté d’un vécu et réagissant par rapport à ce dernier.

Dans cette optique, le récit de vie répondrait à une nécessité : se libérer de ses sentiments. Caché sous cette idée de liberté, il faut voir une idée d’épanchement. Raconter une histoire vécue ou une expérience personnelle, c’est avant tout l’extérioriser, la rendre extérieure à soi afin de pouvoir l’analyser comme un objet. Dans le transfert du subjectif vers l’objectif, le sujet se sépare progressivement des effets de l’action et, en les coordonnant au vécu, en reliant les conséquences aux causes puis, finalement, en rendant compte des effets à un tiers (qu’il soit physique (humain), ou matériel (livre)), il rejette l’expérience sensuelle au profit d’une expérience intellectuelle.  C’est à cette tentative de mise à distance de soi que Michel Leiris s’entraîne dans l’incipit de L’Âge d’Homme. En faisant son autoportrait, l’auteur semble vouloir se défaire de la répulsion qu’il ressent face à sa propre image, se défaire de son aversion charnelle. Il s’analyse quasi médicalement, se regarde et se décrit afin d’exorciser sa « laideur humiliante ». En s’écrivant, Michel Leiris essaie d’atteindre la connaissance de soi dont Socrate avait montré la force absolue : « Connais toi toi-même » (Par le travail de description d’abord, puis d’introspection ensuite) par par le souvenir, atteint enfin la sagesse. L’épanchement permet alors une affirmation de soi.

            Une fois que les sentiments ne bouleversent plus le sujet, qu’il les a mis à distance et les a analysé, il peut alors s’affirmer. Cette affirmation est dépendante d’une retranscription où, celui qui raconte l’histoire est la même personne que celui qui l’a vécue. Par ce biais, le sujet accepte l’événement vécu comme faisant partie intégrante de son histoire et l’adopte dans la chronologie de sa vie. Il place cet événement à la suite des autres déjà assimilés et l’intègre comme élément structurant. C’est ainsi que Frida Khalo, dans son Autoportrait à la colonne brisée, fait apparaître les évènements successifs qui l’ont construite (et meurtrie). Torse nue (seulement harnaché dans un corset), le buste ouvert sur toute la hauteur, laissant apparaitre une colonne ionique brisée, l’artiste dévoile son corps fracturé en de multiples endroit lors d’un terrible accident de la route. Le linceul, négligemment posé sur ses hanches et recouvrant son sexe est un rappel des nombreuses fausses couche et de la stérilité de l’artiste. Chaque clou planté sur son corps témoigne des peines quotidiennes et le clou le plus gros, enfoncé dans le cœur est le symbole de la trahison de son époux (qui le trompe avec sa sœur). Autour de ses yeux, des larmes mais toujours le même visage impassible. L’image de Frida devient le support de son histoire et chaque événement de sa vie se révèle sous le symbole. L’autoportrait devient un récit de vie et l’artiste mexicaine, tout comme l’avait fait Montaigne (en littérature), en étant la « matière » de son œuvre, tend vers son auto-analyse.

Dans ses Essais, écrits entre 1533 et 1592, Michel de Montaigne expérimente l’écriture de la sensation humaine en se prenant comme sujet de son ouvrage : « Je suis moi-même la matière de mon livre » affirme-t-il dès le prologue. Il souhaite se peindre sans concession, donner à ses proches un témoignage de son âme, une connaissance parfaite de l’homme qu’il est – était. Mais, au delà de l’autobiographie, Montaigne cherche surtout à comprendre la machine humaine et ses considérations personnelles dépassent souvent le cadre du « je ».  Se peindre, se raconter ne dépend plus seulement d’une volonté unique de se comprendre ou de s’épancher mais aussi de s’affirmer comme homme parmi les hommes, objet d’étude. C’est également reconnaître l’universalité du caractère humain.

Cette universalité reconnue doit pourtant se heurter à l’individu qui se perçoit en entité particulière, singulière et dont la pensée est unique. Puisqu’il réagit face à une situation donnée, répondant à des critères spatio-temporels spécifiques, et qu’il appréhende cette situation en fonction d’un vécu personnel, chaque être semble doté d’une façon de percevoir et de recevoir le monde d’une façon différente. En effet, difficile d’affirmer et de soutenir que nous réagissons tous, exactement de la même manière face aux situations que nous vivons. Il n’y aurait alors qu’un type d’humain et chaque jour nous prouve que ce n’est pas le cas. Bien qu’il y ait quelques ressemblances, des grandes lignes communes, les hommes ne sont pas mus par un instinct mais bien par une réflexion, ce qui favorise l’éventail des caractères. Aussi, certains, plus secrets pourront trouver dans l’écriture d’un journal intime le moyen de s’épancher sur leurs états de vie sans pour autant vouloir diffuser leurs états d’âme. Le journal intime est cet objet que l’on écrit pour soi, que l’on relit parfois et qui, souvent, fait l’objet d’une quête désespérée de la part des proches curieux. C’est cet objet que l’on cache, que l’on ferme à clé, cadenasse et que l’on rouvre chaque soir pour le continuer. Le diariste (celui qui écrit un journal intime) couche sur le papier ses jours afin de les détacher de lui tout en en gardant matériellement le souvenir. Il écrit les évènements marquants du quotidien, les faits surprenants de l’ordinaire.

Du 12 juin 1942 au 1er août 1944, alors qu’elle est recluse dans une annexe de fortune à Amsterdam avec sa famille et des amis, Anne Frank compile ses pensées dans un Journal. Même si elle pensait utiliser son journal comme base d’écriture d’un roman, le carnet dans lequel elle écrivait chaque jour n’était destiné qu’à elle-même. C’est au retour du camp de concentration que son père, Otto Frank, seul survivant de la famille, récupère le journal de la jeune fille et décide, après avoir longtemps hésité, de le publier. Si on reconnaît tous aujourd’hui la valeur de ce témoignage puisque nous sommes bouleversés par ce que nous lisons, nous comprenons également les hésitations du père d’Anne avant la publication. Devenue voix des anonymes morts dans les camps de concentration et d’extermination, Anne cherchait avant tout à comprendre le monde qui l’entourait pendant cette période historique complexe mais aussi pendant son adolescence – sa construction personnelle vers un adulte en devenir. Sont jetés pêle-mêle des réflexions sur le contexte de vie et sur sa vie quotidienne :

« Comme on ne comprendra rien à ce que je raconte à Kitty si je commence de but en blanc, il faut que je résume l’histoire de ma vie, quoi qu’il m’en coûte.
Mon père, le plus chou des petits papas que j’aie jamais rencontrés, avait déjà trente-six ans quand il a épousé ma mère, qui en avait alors vingt-cinq. Ma soeur Margot est née en 1926, à Francfort-sur-le-Main en Allemagne. Le 12 juin 1929, c’était mon tour.

J’ai habité Francfort jusqu’à l’âge de quatre ans.

Comme nous sommes juifs à cent pour cent, mon père est venu en Hollande en 1933, où il a été nommé directeur de la société néerlandaise Opekta, spécialisée dans la préparation de confitures. Ma mère, Edith Frank-Holländer, est venue le rejoindre en Hollande en septembre. Margot et moi sommes allées à Aix-la-Chapelle, où habitait notre grand-mère. Margot est venue en Hollande en décembre et moi en février et on m’a mise sur la table, parmi les cadeaux d’anniversaire de Margot. » [1]

Ecrire, pour celui qui écrit semble être alors le moyen de garder une trace d’un vécu. Comme l’affirme Anne Frank, qui pense que nous ne pourrons comprendre ce qu’elle raconte à son journal, il est nécessaire de se raconter. C’est l’utilisation du verbe falloir qui intrigue dans cet extrait, la jeune fille est poussée par l’envie irrépressible de se raconter sans pourtant parler à quiconque. C’est que, dans ce type de configuration, l’objet livre se substitue à l’oreille attentive. L’auteur, le diariste, trouve dans son ouvrage un réconfort, un récepteur qui ne peut s’opposer aux confidences, qui ne peut les remettre en question. Serait-ce alors préfigurer du lecteur idéal de l’autobiographie ?

II. Une expérience rassurante – ou non

a. Un lecteur confident

Rousseau

b. Empathie

Primo Levi

c. Devoir de mémoire

Jorge Semprun

 

III. Éliminer une part de fiction

a. Ne pas déformer le réel

Rembrandt

b. Souvenirs et sentiments : le problème de l’ordinaire

Gary – Courbet

c. Se réinventer dans l’extravagant / l’extraordinaire

Norman Rockwell



[1] Anne Frank, Le Journal d’Anne Frank.

Posté par Salle 113 - blog à 14:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

14 mars 2018

ESCAPE GAME - 4C

ESCAPE GAME

Parviendrez-vous à terminer à temps ?

 

Escape_game

MISSION

En une heure, et pas une minute de plus, vous devez réussir à trouver les éléments nécessaires à la construction d'une nouvelle. Si vous parvenez à réunir tous les indices et à résoudre l'énigme avant la fin du temps imparti : vous vous rendrez à mon bureau et je vous indiquerai la suite des opérations.

Le compte à rebours est lancé

 

Ouvrez une page de traitement de texte (libre office - Word).

Vous rédigerez vos réponses sur le traitement de texte. Ne recopiez pas les questions.

 

1. La réalité : Guy de Maupassant – auteur

Réalisez une recherche libre sur internet et trouvez les informations suivantes sur l’auteur :

□   Date de naissance :

□   Date de mort :

□   Métiers :

□   Nombre d’enfants :

□   Titres de trois de ses œuvres :

INDICE 1 : Ajoutez 5 aux nombres d'enfants de l'auteur puis soustrayez 6 au résultat obtenu. Gardez en mémoire la solution de l'opération.

 

2. La nouvelle réaliste : Le papa de Simon

Ecoutez attentivement le début de la nouvelle puis répondez aux questions :

 


https://www.youtube.com/watch?v=QIILlvkty5c

□   Pourquoi le jeune Simon est-il mis de côté par les autres enfants ?

□   Comment la foule est-elle face à un ennemi ?

□   Quel animal semble le distraire un peu de son idée funeste ?

INDICE 2 :

Capture d’écran 2018-03-14 à 16

 

2 bis : Le papa de Simon partie 2. (à partir de 1:11)

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=l5Mft4-HGDU

□   Qui ramène le petit garçon à la maison ?

□   Où travaille le nouveau papa de Simon ?

□   Pourquoi le marteau de Philippe tinte-t-il plus fort que tous les autres ?

□   A la fin de la nouvelle, a qui est attribué l’adjectif « fier » ?

 INDICE 3 : Dans l'extrait suivant de la nouvelle "La papa de Simon", trouvez les deux verbes précédés d'un s'. Gardez en mémoire l'infinitif du second verbe.

Pendant trois mois, le grand ouvrier Philippe passa souvent auprès de la maison de la Blanchotte et, quelquefois, il s’enhardissait à lui parler lorsqu’il la voyait cousant auprès de sa fenêtre. Elle lui répondait poliment, toujours grave, sans rire jamais avec lui, et sans le laisser entrer chez elle. Cependant, un peu fat, comme tous les hommes, il s’imagina qu’elle était souvent plus rouge que de coutume lorsqu’elle causait avec lui.

3. Quand la fiction s’écarte du réel : La morte

 

 

https://vimeo.com/66378028

1. Qu’est-ce qui est arrivé à la femme du narrateur ?

2. Quelle inscription est il possible de lire sur sa tombe au début de la nouvelle ?

3. Pourquoi le narrateur souhaite-t-il rester dans le cimetière ?

4. Que se passe-t-il une fois la nuit tombée ?

5. Que comprend le narrateur à la fin de la nouvelle ?

6. Avez vous été surpris par la fin de la nouvelle ?

 

INDICE 4. Trouvez l'adjectif qualificatif attribut utilisé dans la question 6. Gardez le en mémoire.

 

RESOLUTION DE L'ENIGME :

Combien d'éléments sont nécessaires à la composition d'une nouvelle et lesquels sont-ils ?

 

A la fin du temps imparti, vous copierez et collerez vos réponses en commentaire de l'article sur le blog. L'évaluation sera réalisée en commentaire.

Posté par Salle 113 - blog à 16:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

12 mars 2018

ESCAPE GAME - 4A

ESCAPE GAME

Parviendrez-vous à terminer à temps ?

 

Escape_game_Cyrano 

MISSION

En une heure, et pas une minute de plus, vous devez réussir à trouver à rendre ses mots à Cyrano de Bergerac. Si vous parvenez à résoudre toutes les énigmes avant la fin du temps imparti : vous vous rendrez à mon bureau et je vous indiquerai la suite des opérations.

 

1. Cyrano le vrai et Cyrano le faux

Effectuez un recherche sur un moteur de recherche en marquant "Cyrano de Bergerac" dans la barre de recherche et répondez aux questions suivantes.

1. Qui était le vrai Cyrano de Bergerac ?

2. Pourquoi Edmond Rostand s'inspire-t-il de Cyrano de Bergerac pour écrire sa pièce de théâtre ?

 

2. Cyrano de Bergerac (le faux) et son nez

Regardez la vidéo suivante :

https://www.youtube.com/watch?v=aydm4FUnlk0

1. Quels styles Cyrano de Bergerac emploie-t-il pour parler de son nez ? (Citez en au minimum 3)

2. En quoi, dans cette tirade, Cyrano fait-il preuve d'éloquence ? (Argurmentez votre réponse - 3 lignes minimum)

 

3. L'art du vers et l'art de la guerre ?

Regardez la vidéo suivante :

https://www.youtube.com/watch?v=-poxxofku98

1.  Quel type de vers emploie Cyrano dans sa ballade armée ?

2. Par quels stratagèmes parvient-il a ridiculiser son adversaire?

 

4. Histoire de Cyrano de Bergerac

Regardez la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=ImZxePaJqIM

1. Trouvez un résumé de l'oeuvre . A la fin de votre lecture, résumez à votre tour les principales péripéties de la pièce de théâtre. Votre texte ne dépassera pas trois lignes.

2. Donnez les noms des trois principaux personnages de l'oeuvre. Expliquez leurs liens.

 

5. Le style Cyrano !

Regardez la vidéo ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=edGdbBKyXAg

1. Quelle est la figure de style utilisée par Cyrano à partir de 1:06 et jusqu'à la fin de l'extrait ?

 

Résolution de l'intrigue :

Le style de Cyrano de Bergerac est-il un outil ou un frein pour dire l'amour ? Argumentez votre réponse (5 lignes minimum)

 

Posté par Salle 113 - blog à 18:37 - - Commentaires [10] - Permalien [#]